Affaire de Pornic : quand l’Etat se condamne à l’impuissance…
Communiqué de presse FSU Les Lilas, le 8 février 2011 Année après année et jusqu'au niveau inédit de la cure d'austérité du budget de l'Etat 2011, le Chef de l'Etat et le Gouvernement mettent à mal les services publics. Dans tous les secteurs (éducation, santé, emploi, culture, recherche, etc), la pénurie de moyens et de personnels s'accroît au détriment du service rendu. Fleuron du « volontarisme présidentiel », la sécurité n'échappe pas à l'injonction paradoxale : « faire plus avec moins ». Mais le déni de réalité a ses limites et le chef de l'Etat s'est, cette fois, pris à son propre piège. Les gesticulations indécentes des derniers jours, jetant à la vindicte populaire les fonctionnaires et magistrats qui, faute de moyens, n'ont pu prendre en charge la situation du principal suspect de l'affaire de Pornic, ne permettent plus de masquer l'indigence et le délabrement des services judiciaires et pénitentiaires. La FSU condamne fermement ces déclarations tapageuses et irresponsables à l'heure à la douleur d'une famille devrait imposer à chacun la plus grande retenue. La FSU n'accepte pas que le pouvoir actuel se défausse de ses responsabilités. Chacun savait au sein des hiérarchies judiciaires et pénitentiaires, jusqu'aux différents Gardes des Sceaux qui se sont succédé, l'indigence de moyens donnés à la Justice pour fonctionner et surtout l'abandon perpétuel du « milieu ouvert », du suivi des peines alternatives, au profit d'une politique de l'enfermement systématique, de construction d'établissements pénitentiaires. Symbole de ces errements, le Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation
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