Enseignement de la vie affective, relationnelle et sexuelle : ne rien céder aux réactionnaires et à l’extrême droite
Depuis quelques mois des associations et des collectifs de parents se revendiquant plus ou moins ouvertement de l’extrême droite (Parents Vigilants, Parents en colère, syndicat la Famille, SOS Éducation, etc.) mènent campagne contre le projet de programme d’enseignement de la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) : tracts mensongers distribués aux parents d’élèves, menaces contre les personnels, rassemblements devant des rectorats. Elles remettent en cause ouvertement l’obligation de la mise en œuvre de cette éducation à l’école, l’intérêt de celle-ci et le programme en cours de publication sur la base de mensonges et d’une vision rétrograde de l'École et de la famille. Depuis, ces critiques réactionnaires ont trouvé un écho médiatique, par le relais des médias de Vincent Bolloré, mais aussi politique, notamment par les déclarations d’Alexandre Portier, ministre délégué à la Réussite scolaire et à l’Enseignement professionnel. Ce dernier a repris les fake news des milieux conservateurs, relayant la supposée existence d’une « théorie du genre » pour décrédibiliser l’ambition du programme d’EVARS. L’enseignement catholique privé a aussi émis de grandes réserves, demandant que le texte soit « profondément remanié », remettant en question la légitimité de l’Éducation nationale de dispenser un enseignement de la vie affective, relationnelle et sexuelle. La FSU dénonce une diabolisation artificielle et des propos mensongers qui viennent affaiblir la légitimité de ce programme. Or, ce dernier est indispensable : il y a urgence à ce que l’éducation à la vie sexuelle et affective soit effective dans les écoles, collèges et lycées, tout comme les
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