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Déclaration de la FSU au CSE du 14 septembre 2023

2023-09-15T08:42:19+02:0014 septembre 2023|Catégories : Expression de la FSU pour l'Education, Formation des enseignant-es, Les élu-es de la FSU à l'Education|

M. le président, Mme la conseillère sociale, Mme et M. les membres du CSE Lors de votre prise de fonction, M. le Ministre, vous vous êtes à la fois inscrit dans la continuité des ministres qui ont participé aux avancées majeures de notre système éducatif mais aussi dans la continuité des ministres choisis par le président E. Macron pour mettre en place sa vision de l’Éducation Nationale. Permettez à la FSU d’y voir une contradiction majeure, puisque pour notre fédération, rien depuis l’élection du président en 2017 n’a permis réellement d’améliorer le fonctionnement de  l’École et de répondre aux nombreux défis qui s’ouvrent à nous. En cette rentrée, vous axez votre discours sur l’ordre, le respect des valeurs de la République et sur les fondamentaux mais vous faites l’impasse sur les questions éducatives de fond.  L’École ne peut être respectée que si elle s’adresse à toutes et tous, de façon égalitaire, en donnant plus à ceux et celles qui en ont le plus besoin. Les besoins éducatifs sont énormes dans une société qui se fracture. L’École a un rôle central pour faire société en formant les citoyennes et citoyens de demain. Elle doit permettre à l’ensemble des élèves d’accéder à  une culture commune construite sur des savoirs disciplinaires diversifiés et progressivement spécialisés, leur permettant de s’épanouir et de réussir tout au long de leur scolarité. Les élèves et les personnels doivent redevenir le centre de l’action de ce ministère pour l’instruction et l’émancipation de toutes et tous, pour la
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23 septembre : Marches unitaires pour la justice

2023-10-03T16:02:17+02:0011 septembre 2023|Catégories : Droits et libertés, Événements|

Début juillet, la mort tragique du jeune Nahel, tué à bout portant par le tir d’un policier après un refus d’obtempérer, a remis au premier plan de l’actualité l’ensemble des maux qui taraudent les quartiers populaires… L’injustice et les inégalités sociales s’y aggravent d’année en année ! Elles nourrissent les conditions et la persistance d’un racisme systémique dont la société française n’a pas encore réussi à se débarrasser. L’absence de véritable réponse politique à la situation vécue par les habitant-es de ces quartiers et les réponses sécuritaires aux problèmes sociaux portées par les gouvernements renforcent et alimentent les conditions des violences policières, quand parfois elles ne cherchent pas à les légitimer. La surenchère sécuritaire ne peut masquer la réalité de la relégation sociale produite par les conséquences des politiques d’austérité plus violentes dans les quartiers populaires. Désertion des services publics, paupérisation des populations, accès aux droits rendus difficiles sinon entravés… ça suffit. Pour la FSU, la marche du 23 septembre est l’occasion d’exiger le développement des services publics dans ces quartiers, des politiques sociales, d’éducation, de logement et de santé à la hauteur avec des personnels en nombre suffisant et les moyens nécessaires à leurs missions dans l’intérêt général. Le 23 septembre, marchons pour que les quartiers populaires se retrouvent dans l’intérêt général ! https://marchespourlajustice.fr/ Le 23 septembre, dans toute la France, nous marchons uni·es contre les violences policières, le racisme systémique et pour les libertés publiques. Le meurtre de Nahel, tué par un
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AESH : sous le vernis, encore et toujours de la précarité

2025-10-24T23:27:56+02:0011 septembre 2023|Catégories : AESH, Communiqués|Mots-clés : |

Des mesures en trompe l’œil : nouvelle grille indiciaire, indemnité de fonctions, CDI après trois ans de CDD Cette nouvelle année scolaire n’augure aucune amélioration significative pour les AESH que l’on maintient dans la pauvreté sans tenir compte de la technicité du métier. L’accès au CDI au bout de trois ans ne reconnaît pas leur valeur professionnelle, ne résout absolument pas l’absence d’attractivité du métier et laisse les AESH dans la précarité. Du côté de la rémunération, le pied de grille des salaires est si bas que les augmentations automatiques et successives du SMIC rendront le salaire de base très vite obsolète entraînant un effet de tassement sur les 10 premières années de la « carrière ». Les temps incomplets imposés et l’existence de contrats de travail de moins de 24 heures hebdomadaires maintiennent ces agents de la Fonction publique – majoritairement des femmes – dans des conditions de vie indignes, souvent sous le seuil de pauvreté. Pas de remise en question des PIAL (Pôle Inclusif d’Accompagnement Localisé) Quant aux conséquences de la mise en place des PIAL sur les conditions de travail, elles sont toujours autant catastrophiques : emploi du temps éclaté et trop souvent modifié, affectations changeantes, remplacement au pied levé, augmentation du nombre d’élèves à accompagner avec des situations de handicap très variées et parfois complexes… 2 métiers en 1 : AED + AESH = ARE (Accompagnant à la Réussite Éducative) S’ajoute à cela depuis la rentrée, l’inquiétude de voir le métier des AESH fusionner avec celui
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La FSU demande l’arrêt immédiat des aides publiques à l’embauche d’apprenti·es

2025-12-16T11:49:05+01:007 septembre 2023|Catégories : Communiqués, Education / recherche / formation / emploi, Formation / emploi|Mots-clés : |

Le président E. Macron confirme toujours son objectif quantitatif : parvenir « à un million d'apprentis par an pour 2027 ».  Pour l'atteindre, il maintient coûte que coûte sa politique d’aides publiques à l’embauche d’apprenti·es pour les entreprises. Les 6000 euros par embauche d’apprenti·es seront donc maintenus « jusqu’à la fin du quinquennat » pour atteindre cet objectif. Dans la continuité des aides « exceptionnelles » décidées lors de la crise du Covid, le gouvernement continue donc de verser sans contrepartie des aides publiques à toutes les entreprises. Ces financements sont fléchés pour les contrats conclus en 2023 avec un·e alternant·e, mineur·e comme majeur·e, pour la première année du contrat. Alors que le système par apprentissage n’a jamais montré son efficacité tant du point de vue de la formation que de l’insertion, ces dépenses inconditionnelles, qui ne bénéficient d'aucun bilan, sont irresponsables. France compétences reconnaît même  que le taux de rupture atteignait en moyenne 31 % en 2019. En considérant qu'une partie d'entre elles et eux réussissent à retrouver un nouveau contrat, si l'objectif des 1 million d’apprenti·es est atteint, cela signifie que plus de 200 000 jeunes vont subir des abandons de formation – alors que l'apprentissage est financé à hauteur de 21,6 milliards d’euros par an dont 16,8 milliards d'argent public (chiffre officiel de 2021). Ces aides à l’embauche sont en réalité un formidable effet d’aubaine pour les entreprises qui peuvent disposer d’une main d’œuvre bon marché, voire gratuite dans certains cas. Ce système permet ainsi de répondre aux attentes des employeurs : baisse
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Face à l’illibéralisme

2023-09-05T09:04:11+02:005 septembre 2023|Catégories : Tribunes|

Peut-on encore qualifier de « libérale » une pratique politique qui cherche à mettre au pas la société, à en dénier les aspirations profondes (le passage en force sur la réforme des retraites en a été un épisode marquant), à déqualifier le travail d’une large part de sa population pour mieux la sous-payer (la réforme du lycée professionnel va complètement dans ce sens), à rogner les libertés associatives, à réprimer le mouvement social, à préserver les rentes d’une poignée d’ultra riches au détriment de l’intérêt général, de dénaturer le sens des concepts qui structurent la culture politique commune du pays (la laïcité, par exemple) ? On qualifie d’illibérales ces démocraties qui n’en sont plus vraiment car sans intégration politique de la société civile, où tout débat et idée de négociation sont asservis aux objectifs du pouvoir. Le Président français nous y conduit en agissant comme si la société, avec ses forces organisées que sont en particulier les syndicats, était incapable de savoir ce qui est bon pour elle-même. Mais c’est précisément là que se trouve un chemin d’espoir : là où la dérive illibérale mène au déni de la société telle qu’elle est, notre tâche est sans doute de renvoyer toujours et inlassablement au réel. Non, l’immense majorité de la population non seulement ne veut pas mais en plus ne peut pas travailler au-delà de 64 ans, non l’éducation n’a pas besoin de coups de menton affichant « l’autorité » abaissée à un vulgaire autoritarisme de circonstance. Elle souffre, comme
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Crise de l’eau à Mayotte : indigne de notre pays !

2025-10-24T23:33:57+02:0030 août 2023|Catégories : Alternatives écologiques, économiques et sociales, Communiqués|Mots-clés : |

Au titre des conséquences sanitaires de la sécheresse historique que subit le département de Mayotte, la crise de l’eau affecte durement le quotidien des Mahoraises et Mahorais par les restrictions qui leur sont imposées. Aujourd’hui, ces restrictions durent déjà 24 heures. Mais, dès le 4 septembre, des coupures d’eau sont prévues jusqu’à 48 heures pour les populations. Le retour en eau sera suivi d’une durée de 12 heures pendant laquelle l’eau sera impropre à la consommation sauf à la faire bouillir plusieurs minutes. Le risque sanitaire s’en trouvera donc aggravé. C’est là le triste résultat d’une insuffisance d’investissements publics pour garantir l’adduction d’eau potable sur le long terme et prévenir les urgences et défis que lance le réchauffement climatique. La FSU le réaffirme, l’eau est un bien commun et public dont le partage et l’accès pour toutes et tous doit être garanti. L’eau, sa distribution, sa qualité et sa gratuité pour couvrir tous les besoins essentiels de chacune et chacun est un des révélateurs de la réalité du modèle social et de la réalité du partage des richesses qu’il consent. L’eau est un enjeu majeur de service public, comme l’éducation ou la santé. Dans la situation, des mesures sociales de préservation des conditions de vie et de travail doivent être prises. Les enjeux sanitaires sont essentiels ! Pour la FSU, il n’est pas envisageable de mettre les personnels ou les élèves en difficulté d’exercice de leurs métiers ou d’apprentissage : l'eau est indispensable à leur santé mais elle est aussi
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La FSU dénonce les attaques de la droite et de l’extrême droite que subit Pap Ndiaye

2023-07-13T15:10:33+02:0013 juillet 2023|Catégories : Communiqués|

Dimanche 11 juillet, Pap Ndiaye a pointé les dérives éditoriales de Cnews. Son propriétaire, Vincent Bolloré, en fait l’outil central de sa stratégie politique : participer à la diffusion d’idées réactionnaires et contribuer à la banalisation des idées d’extrême droite. Par ailleurs, la concentration des médias détenus par le groupe Bolloré pose un grave problème en démocratie : elle revient à abandonner l’idée d’informer dans l’intérêt public pour préférer défendre des intérêts privés. Depuis, Pap Ndiaye est la cible de violentes attaques verbales de l’extrême droite et d’une partie de la droite. La FSU dénonce ces attaques indignes, dont certaines sur fond de racisme. L’extrême droite est un danger pour notre démocratie, pour les media, pour le monde du travail et pour notre école. Pour la FSU, défaire l’extrême droite, c’est lutter pied à pied contre ses idées, ne rien laisser passer des paroles et actes qui divisent la société, qui cultivent la haine et le rejet de l’autre, c’est aussi combattre les idées qui en font le lit. C’est la raison pour laquelle la FSU lutte aussi contre les politiques menées par le Président de la République et son gouvernement qui nourrissent le désespoir social et affaiblissent les solidarités en tournant le dos à des principes élémentaires de notre modèle social, à commencer par l’égalité et la fraternité.  La FSU, forte de ses valeurs d'égalité combat la politique résolument inégalitaire de division de la société menée par ce gouvernement. Pap Ndiaye peut et doit être critiqué pour ce
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Menaces de l’extrême-droite : un impératif, la protection des personnels, des écoles et des établissements

2023-07-11T11:02:37+02:007 juillet 2023|Catégories : Communiqués, Droits et libertés|

Nos organisations syndicales sont engagées dans un travail collectif contre l’extrême droite. Ses idées sont dangereuses pour la démocratie, le monde du travail. L’extrême droite a aussi une vision réactionnaire et antirépublicaine de l’école. Depuis plusieurs mois, elle mène une offensive contre l'École et ses personnels. Plusieurs de nos collègues ont été la cible d’insultes et de menaces, dont parfois des menaces de mort, sur et en dehors des réseaux sociaux. Ils sont la cible de l’extrême droite parce qu’ils ont fait leur travail : appliquer les programmes officiels, contribuer à l’émancipation des élèves et former les citoyens de demain. Nous réaffirmons ici notre soutien plein et entier à nos collègues : ces menaces sont inacceptables et intolérables. Elles confirment que l’extrême droite veut un enseignement organisé autour d’un objectif politique passéiste et rétrograde tout en mettant sous surveillance les personnels et les pratiques pédagogiques Nos organisations syndicales ont sollicité une audience auprès du ministre de l’Education nationale pour lui faire part de notre inquiétude devant la recrudescence des menaces et pour exiger un cadre opérationnel : état des lieux partagé avec les organisations syndicales, protection des personnels menacés, travail commun avec le ministère de la Justice et de l’Intérieur, vigilance accrue sur les réseaux sociaux, protection et accompagnement des personnels des établissements cibles de manifestations, pressions et menaces de l’extrême-droite… Le ministre a répondu favorablement à cette demande d’audience. Il a rappelé son engagement contre les idées de l’extrême droite et sa volonté d’une grande fermeté face aux agissements
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