Après le scandale Lactalis, l’État doit réinvestir et garantir les contrôles !
Le scandale du lait infantile contaminé produit par Lactalis et vendu par toutes les enseignes commerciales a choqué l'opinion publique. Ce n'est pourtant pas le premier problème dans l'agro-alimentaire, et ce ne sera malheureusement pas le dernier si les mesures nécessaires ne sont pas prises. Si le risque zéro n'existe pas, il est néanmoins essentiel pour la sécurité et la santé publique que les pouvoirs publics mettent tout en œuvre pour le réduire au maximum. Cela nécessite un retour à une politique de contrôles indépendants, impartiaux, fréquents et cohérents. Tout le monde en convient… mais seulement en période de crise ou scandale. En dehors, le Gouvernement oublie vite ses engagements. Depuis une dizaine d'années, il n'a de cesse, sous couvert de Réforme de l'État, de Revue des missions, de RGPP…, de réduire les effectifs de fonctionnaires, sans épargner les corps de contrôle. Ainsi, les Services Vétérinaires, en charge des contrôles dans la production alimentaire, ont perdu, dans cette période, près de 1000 emplois, autant dans les services de la Concurrence, Consommation, Répression des Fraudes (en charge du contrôle des circuits de commercialisation) et plus de 1500 dans les services du ministère du travail, dont l'Inspection du Travail (en charge de l'hygiène et de la sécurité des salariés). Si l'on ajoute à ces pertes de potentiel humain et de compétences les désorganisations profondes que ces services ont connu, avec, notamment, des rupture de chaînes de commandement, la dilution de missions dans les Directions départementales interministérielles..., on comprend comment les services de
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