Austérité confirmée dans le PLFSS 2018
Le premier projet de loi de financement de la sécurité sociale du gouvernement est placé sous le sceau de la réduction des déficits des comptes sociaux au lieu de chercher à satisfaire les besoins. En dehors de quelques rares mesures bienvenues (augmentation du minimum vieillesse), ce projet de budget tourne le dos aux principes fondateurs de la sécurité sociale et met en danger l'avenir de notre système de protection sociale. Le glissement de cotisations salariales vers la CSG relève d'une logique de fiscalisation du financement de la sécurité sociale alors que de nouvelles exonérations ou allègements de cotisations patronales sont programmées. La FSU conteste cette orientation. En effet, la suppression des cotisations salariales (maladie et chômage) en contrepartie d'une augmentation de la CSG de 1,7 % a été présentée par E.Macron lors de sa campagne comme une mesure de soutien du pouvoir d'achat des actifs. Or, cette suppression n'interviendra pleinement qu'en octobre 2018 pour les salariés du privé alors que la CSG augmentera en une seule fois dès janvier. Les retraités dont la pension dépasse 1 394 € par mois seront fortement pénalisés par l'augmentation de leur CSG. C'est d'autant plus inadmissible qu'ils auront dans le même temps, comme tous les autres retraités, une autre dégradation de leur pouvoir d'achat à travers le gel des pensions en 2018 et la revalorisation reportée au 1er janvier 2019. Pour les fonctionnaires, la Fsu attend qu'au rendez-vous salarial de ce jour le gouvernement présente une mesure conforme à ses engagements. En ce qui
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