“Amélioration des rémunérations et des carrières” des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche : Un avant-projet de protocole qui demande à être largement amélioré !
Alors que la rentrée universitaire se déroule dans des conditions d’incertitude extrême qui préoccupent la grande majorité de nos collègues, la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a présenté lundi matin 31 août aux organisations syndicales un avant-projet de protocole d’accord “relatif à l’amélioration des rémunérations et des carrières” et annoncé l’ouverture d’un cycle de négociations sur ces sujets. L’envoi tardif du texte, adressé aux organisations en début de week-end, a provoqué les critiques de la FSU et de la grande majorité des participants à cette réunion. Quant à son contenu, il est loin d’être satisfaisant. L’avant-projet acte par avance l’adoption des mesures budgétaires mais surtout des dispositions législatives prévues par le projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) qui sera prochainement examiné par l’Assemblée nationale et auquel la FSU s’oppose. C’est notamment le cas pour le recrutement de professeur-es dans le cadre des chaires juniors qui seraient créées par la LPPR et dont le nombre conditionnerait les places offertes dans le cadre d’un nouveau “concours réservé” pour les maîtres et maîtresses de conférence titulaires d’une habilitation à diriger des recherches. L’axe 1 de l’avant-projet prévoit une revalorisation indemnitaire, principalement sous forme de primes et par le rapprochement des moyennes indemnitaires des personnels chercheurs et enseignants-chercheurs sur celles des corps IT/ITRF excluant ainsi toute revalorisation indiciaire. Ceci aboutit d’une part à contourner la problématique de la faiblesse des rémunérations indemnitaires dans l’ESR au regard des autres ministères et, d’autre part, à ne
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