Premières annonces pour la jeunesse : et maintenant la loi Travail ?
La FSU prend acte des mesures en faveur de la jeunesse présentées ce jour par le Premier ministre. Ces annonces sont le fruit des fortes mobilisations des jeunes, à l'appel des organisations lycéennes et étudiantes et grâce à leur détermination à faire entendre leurs exigences. Depuis plus d'un mois, elles manifestent avec les organisations syndicales de salarié-e-s. Plus d'un demi-million de jeunes, près de la totalité d'une classe d'âge, sont aujourd'hui sans emploi (785 000 jeunes de moins de 25 ans figurant dans les catégories A/B/C de chômeurs). Cette situation est d'autant plus préoccupante qu'une partie conséquente de la jeunesse (plus d'un jeune de 15-24 ans sur six) n'est recensée ni par le système éducatif, ni par pôle emploi. Les inégalités et les discriminations s'aggravent, l'avenir est incertain pour trop de jeunes en termes d'insertion sociale et professionnelle. Face au chômage, le diplôme reste protecteur comme vient de le rappeler l'INSEE. L'élévation du niveau de qualification est aussi un enjeu essentiel pour l'avenir de tous les jeunes mais aussi pour l'avenir de notre société. La question de l'éducation, avec pour corollaire la réussite pour tous les jeunes, reste donc la pièce maîtresse du développement de l'emploi et de la réduction des inégalités entre les jeunes. Les mesures annoncées aujourd'hui (ARPE, amélioration de la rémunération des apprentis, revalorisation des bourses, extension de la CMU aux jeunes en rupture….) vont dans le bon sens mais elles devront se concrétiser. En ce qui concerne les poursuites d'étude, ce sont autant de préoccupations et
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