Cachez ces grévistes qu’on ne saurait voir
La FSU déplore et dénonce la minoration systématique des résultats de la mobilisation par les chiffrages officiels, qu’il s’agisse du pourcentage de grévistes ou du nombre de manifestants.
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La FSU déplore et dénonce la minoration systématique des résultats de la mobilisation par les chiffrages officiels, qu’il s’agisse du pourcentage de grévistes ou du nombre de manifestants.
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Communiqué de presse Les Lilas, le 20 novembre 2008 Avec une grève largement majoritaire et de puissantes manifestations (Paris : 40000 ; Bordeaux : 20000 ; Toulouse : 10000 ; Nantes : 10000 ; Caen : 5000 ; Lille: 5000), la journée de mobilisation du 20 novembre est un véritable succès. Les personnels ont marqué avec force leur colère face à la politique conduite par Xavier Darcos et Valérie Pécresse et leur exigence de mesures concrètes correspondant à leurs attentes et aux besoins du service public d'éducation. Ils attendent des réponses rapides : les ministres doivent cesser de dénigrer et ignorer l'ampleur de la mobilisation et de traiter les personnels par le mépris. La FSU rencontrera lundi les autres organisations de l'Education Nationale pour décider des suites à donner si le gouvernement ne répond pas. Elle appelle d'ores et déjà les personnels à maintenir la pression et à multiplier des initiatives diversifiées, toujours avec le soutien de l 'opinion.
Alors que la rentrée 2008 s'est passée dans des conditions difficiles, le projet de budget triennal prévoit de nouvelles coupes claires. Les ministres multiplient les annonces unilatérales et se refusent à tout dialogue véritable. Cette politique va nuire durablement au service public d'éducation et à la réussite de tous et dégrader les conditions de travail des personnels. Préférant la surveillance du débat public sur internet au dialogue social, ignorant et méprisant la réalité des métiers et les attentes des personnels, des jeunes et des parents, les ministres multiplient les attaques contre le service public d'éducation et de recherche. Ils cherchent à remettre en cause les droits et garanties des personnels et notamment le rôle des CAP en matière de mutations. C'est pourquoi la FSU appelle l'ensemble des personnels de l'Education, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche à faire grève et à manifester massivement le 20 novembre. Il s'agit de se mobiliser pour la réussite de tous et le respect de nos métiers : Pour un autre budget répondant à l'ensemble des besoins sociaux et pour le retrait des suppressions d'emplois programmées Pour l'abandon des réformes qui remettent en cause la réussite de tous les jeunes et pour l'ouverture d'un véritable dialogue social sur les questions éducatives Pour nos statuts, les droits syndicaux et le paritarisme et pour le pouvoir d'achat et la revalorisation de tous Le BDFN appelle les personnels à se réunir en AG le 20 novembre pour débattre des suites à donner à l'action. La FSU proposera
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Le 5 novembre, la réunion des organisations syndicales enseignantes du second degré a conclu à la nécessité d'un appel à la grève le jeudi 20 novembre dans le second degré. Elle a abouti à la rédaction d'un texte d'appel portant sur l'ensemble des problèmes qui se posent aujourd'hui dans le second degré : budget, conditions de travail, précarité, revalorisation des personnels, respect du paritarisme, maintien de l'offre de formation, réforme du lycée... Aujourd'hui, le SNES, le SNEP et le SNUEP se félicitent que ce texte ait recueilli un large accord de la plupart des organisations (SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SE-UNSA, SNALC, UNSEN-CGT, CGC, SNETAA), pour appeler à la grève le 20 novembre dans le second degré sur la base suivante : « Alors que la rentrée 2008 s'est déroulée dans des conditions matérielles très difficiles pour l'ensemble des établissements du 2nd degré, le projet de budget 2009 ne peut que renforcer l'inquiétude des personnels. Les collèges, pourtant en augmentation démographique subiront les plus fortes suppressions d'emplois. Les lycées et les lycées professionnels ne seront pas épargnés. De surcroît, les diminutions programmées du nombre de places aux concours de recrutement et des moyens de remplacement annoncent un recours massif à la précarité. Alors que le parlement délibère sur la loi de finances 2009, les organisations syndicales dénoncent des perspectives budgétaires qui vont nuire gravement et durablement aux élèves et aux enseignants. Le gouvernement entend mener une politique pilotée et contrainte par un budget en régression et une logique de réduction de l'offre
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Assez ! Assez de mépris pour les élèves les enseignants et l'école publique ! Les enseignants des écoles ont participé massivement à la manifestation nationale du 19 octobre. Le ministre de l'Education Nationale n'a apporté aucune réponse au mécontentement et aux revendications exprimées. La limite de l'acceptable est largement dépassée. C'est le métier et l'engagement professionnel des enseignants des écoles au service des élèves qui sont dévalorisés, critiqués et remis en cause en permanence. Après la parution de programmes plus lourds dont la vision passéiste s'accompagne d'un temps d'enseignement réduit de deux heures, le « Débrouillez-vous » ou encore les propos provocateurs sur les enseignants de maternelle, ce sont les fondements de l'école publique qui sont remis en cause. Pour la première fois dans le premier degré, une augmentation de près de 20 000 élèves s'accompagnera de la suppression de 5500 postes et, sans aucune concertation ou évaluation, de l'annonce de la suppression des réseaux d'aides aux élèves en difficulté. Qui peut croire un seul instant qu'avec un horaire diminué, des programmes plus lourds, moins d'enseignants, les réseaux d'aides aux élèves en difficulté supprimés, les élèves pourraient mieux réussir à l'école ? Dans le cadre de la semaine d'action du 17 au 21 novembre, le SGEN-CFDT, le SE-UNSA et le SNUIpp-FSU décident d'appeler les enseignants des écoles à faire grève massivement pour : que cesse le temps du mépris, des mesures unilatérales imposées dans la précipitation et sans aucun dialogue social : EPEP, IUFM, SMA exiger un autre budget qui
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Lettre de la FSU à Xavier Darcos
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La FSU tient à exprimer sa pleine solidarité avec le mouvement de protestation contre la réforme scolaire en Italie. Ce mouvement massif, avec plus de 90% des écoles du pays fermées, en grève a réuni des dizaines de milliers de personnes enseignants, parents et élèves) dans les rues de nombreuses villes italiennes . Les syndicats , appuyés par de nombreuses forces et un vrai mouvement populaire exigent le retrait de la réforme du gouvernement Berlusconi. En effet le seul objectif du objectif de la loi de Berlusconi/Gelmini est de réduire de façon drastique les dépenses en matière d'éducation et de formation. Ce sont des coupes budgétaires de plus de 9 milliards d'euros qui entraîneront plus de 130.000 suppressions d'emplois. Ainsi dans les écoles primaires cette loi consiste à diminuer l'horaire des élèves élève avec 24 h au re lieu de 29-30, à imposer le retour au professeur unique dans le primaire, réduire l'aide aux élèves en situation de handicap , et enfin permettre la transformation d'établissements en fondations sous contrôle privé. De même l'enseignement supérieur et la recherche subissent des coupes sombres : pour la recherche une diminution d'au moins 10% du nombre de chercheurs dans tous les Instituts de recherche. Une grève à laquelle la FSU apporte également son soutien est prévue le 4 novembre dans l'enseignement supérieur. Les syndicats, et plus largement les mouvements citoyens, en Italie comme en France, n'acceptent pas ces attaques contre l'Ecole publique.
Monsieur le Ministre, Vos services viennent de communiquer aux organisations syndicales les projets de note de service sur les mutations 2009 des personnels enseignants du premier et second degré, d'éducation et d'orientation., Les dispositions nouvelles qu'ils contiennent aboutiraient à soustraire de fait les mutations et affectations à tout contrôle et à tout examen contradictoire avec les élus du personnel dans les commissions paritaires. Ces projets ouvrent la porte à des affectations discrétionnaires, à une individualisation des situations en dehors de toute transparence et sans garantie de règles communes et équitables. Au printemps dernier, lors des discussions qui ont abouti aux accords de Bercy sur la rénovation du dialogue social, le gouvernement, devant le refus unanime des organisations syndicales, avait retiré du protocole une disposition qui visait à transformer profondément le rôle des CAP en matière de mutation. Si le gouvernement a confirmé sa volonté de relancer le débat sur cette question il a bien précisé que cela devrait faire l'objet de négociations qui actuellement ne sont pas encore lancées. Les projets que vos services nous ont soumis sont donc pour nous totalement inadmissibles parce qu'ils bouleversent les principes qui fondent le paritarisme et les garanties des personnels et parce qu'ils sont annoncés unilatéralement en rupture des engagements pris en la matière par le gouvernement. Les demandes de modification des textes que nos syndicats ont portées devant vos services se sont heurtées à un refus systématique. Ces projets ne peuvent être maintenus car ils constitueraient une inadmissible rupture du dialogue social.
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