Tribune : L’école inclusive ne peut pas reposer sur la précarité organisée de celles qui la font vivre
Tribune en ligne sur le site du Café pédagogique « L’école inclusive ne peut pas reposer sur la précarité organisée de celles qui la font vivre », alertent notamment Sophie Binet (CGT), Marylise Léon (CFDT) et Caroline Chevé (FSU), avec plusieurs responsables syndicaux de l’UNSA également. et militantes féministes. Métier essentiel à l’école inclusive, exercé à plus de 94 % par des femmes, l’accompagnement d’élèves en situation de handicap (AESH) reste parmi les professions les plus précaires de l’éducation nationale après le rejet d’une proposition de loi censée améliorer ses conditions d’emploi. Dans une tribune collective, responsables syndicaux et associations féministes dénoncent une contradiction majeure entre les discours politiques et la réalité. Depuis des années, les accompagnantes d’élèves en situation de handicap (AESH) alertent sur leurs salaires indignes, leurs contrats précaires, leurs temps incomplets imposés, l’absence de reconnaissance de leur métier pourtant essentiel à l’école inclusive. Or, en bafouant le métier d’AESH et en méprisant celles et ceux qui l’exercent, le ministère maltraite par ricochet les élèves en situation de handicap. Derrière les discours sur l’inclusion, c’est une hypocrisie qui se joue : on nie les besoins réels des élèves et on ment aux familles sur les moyens réellement mis en œuvre. Une preuve de plus : le 7 janvier, le Sénat a rejeté la proposition de loi, bien que modifiée dans son périmètre initial, visant à améliorer leurs conditions d’emploi. Pour nous syndicalistes et féministes, ce n’est pas un accident parlementaire, c’est un choix politique qui s’inscrit dans une
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