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Communiqué – Droits en santé des agent·es de la Fonction publique : nouvelle attaque inacceptable du gouvernement

2026-06-03T18:53:52+02:003 juin 2026|Catégories : À la une, Fonction publique|

Plusieurs projets de mesures attaquant les droits des agent·es de la Fonction publique ont été présentés aujourd’hui en groupe de travail du Conseil Commun de la Fonction Publique. La FSU dénonce ces nouvelles attaques qui ciblent encore une fois les personnels touchés par des problèmes de santé. La FSU s’oppose à ces nouveaux reculs et continue de se battre pour le renforcement des droits. Durée maximale des arrêts de travail Au prétexte de l’application de la loi de financement de la Sécurité sociale à la Fonction publique, la durée maximale initiale des arrêts de travail serait limitée à un mois et celle de leur renouvellement éventuel plafonnée à deux mois. Les conditions de renouvellement seraient complexifiées, permettant ainsi aux employeurs d’appliquer par exemple un jour de carence supplémentaire à chaque prolongement. Ces mesures technocratiques visent à faire des économies et à diffuser l’idée malsaine que les personnes malades abuseraient de leurs droits en matière de santé. Temps partiel thérapeutique En plus de ces reculs qui touchent l’ensemble des salarié·es, le ministre de l’Action et des comptes publics attaque aussi le droit au temps partiel thérapeutique des fonctionnaires. Depuis novembre 2021, un·e fonctionnaire peut être placé·e en temps partiel thérapeutique par son médecin, directement, sans avoir été placé·e au préalable en congé maladie. Ce temps partiel, qui permet de se soigner tout en restant partiellement en emploi, est actuellement de droit pour les trois premiers mois. Le gouvernement veut imposer un délai de trente jours pour l’obtention d’un temps partiel
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Déclaration de la FSU au Conseil Supérieur de l’Education du 28 mai 2026

2026-05-29T18:42:04+02:0028 mai 2026|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

M le Ministre, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil supérieur de l’éducation, La cinquième Conférence Nationale du Handicap se tiendra prochainement sous l’autorité du Président de la République afin de définir les grandes orientations de la politique du handicap pour les prochaines années. Les organisations syndicales représentatives n’y sont pas invitées alors qu’elles défendent le droit des personnels en situation de handicap et qu’un des axes concerne directement l’école inclusive. Cette exclusion est incompréhensible. Car les personnels ont beaucoup à dire sur la réalité de l’école inclusive. La consultation, lancée par la FSU-SNUipp au printemps 2025 et à laquelle plus de 67 000 personnels ont répondu, a mis en évidence un constat largement partagé : vingt ans après la loi de 2005, l’école inclusive reste une promesse inachevée. Depuis plusieurs années, le nombre d’élèves à besoins éducatifs particuliers scolarisés dans les écoles et établissements augmente fortement. Cette évolution exige des moyens humains, des formations adaptées, des dispositifs renforcés et des conditions de travail permettant réellement l’accompagnement des élèves. Or, sur le terrain, les personnels constatent chaque jour l’écart grandissant entre les annonces ministérielles et la réalité vécue dans les classes. Dans le premier degré se conjuguent la dégradation des conditions d'exercice des métiers de l'inclusion et de l'adaptation, et des classes surchargées, sous pression des évaluations et des fondamentaux. Les enseignant·es, contraint·es par des programmes hyper-normatifs, n'ont pas le temps ou la possibilité matérielle de partir des besoins des élèves. Les RASED, acteur majeur de l'adaptation et de
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Communiqué intersyndical : au travail comme ailleurs, luttons contre les LGBTIphobies !

2026-05-20T16:41:46+02:0020 mai 2026|Catégories : Communiqués, Droits et libertés, LGBTQIA+|

La carte des marches des fiertés est à retrouver ici : La carte des marches des fiertés est à retrouver ici : https://fsu.fr/carte-des-marches-des-fiertes-2026/ Les attaques contre les personnes LGBTI+ se multiplient et s'intensifient : menaces sur les financements des centres de santé et du planning familial, agressions physiques, campagnes de harcèlement envers les militant·es et tentatives d'interdiction de Marches des Fiertés par certaines municipalités. Dans le même temps, l’offensive contre les droits des personnes trans s’est ancrée dans l’agenda parlementaire avec l'adoption en première lecture de la Loi Rodwell le 5 mai dernier, qui menace de précariser gravement les personnes trans et étrangères par des obstructions administratives et un fichage systémique. Médias d’extrême droite, responsables politiques réactionnaires et groupuscules conservateurs : les discours de haine sont de plus en plus décomplexés. Les inégalités perdurent dans tous les domaines : discriminations à l’emploi, au logement, et entraves aux droits reproductifs et à la filiation. Plus largement, au niveau international, les actes violents sont attisés par une "internationale réactionnaire". Si des victoires historiques ont été marquées en Thaïlande ou par la Cour de justice européenne (qui contraint la Pologne à reconnaître les unions LGBTI+ scellées dans d’autres pays de l’UE), nous constatons un recul alarmant dans les pays où des pouvoirs réactionnaires ou autoritaires s'installent, notamment aux États-Unis ou au Sénégal avec le durcissement des lois pénales. Toujours plus de LGBTI+phobies au travail Selon le Rapport 2026 de SOS Homophobie, la LGBTIphobie au travail demeure une réalité massive : elle représente
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Communiqué intersyndical – Travail le 1er mai : une brèche toujours inacceptable

2026-05-12T11:15:33+02:0012 mai 2026|Catégories : Communiqués|

Grâce à nos alertes syndicales et nos mobilisations, la proposition de loi initialement envisagée pour permettre très largement aux entreprises de faire travailler les salarié·es le 1er mai a dû être abandonnée. Après que le Ministre du travail a indiqué que la loi actuelle sur le 1er mai ne serait pas modifiée, le Premier ministre s’est finalement empressé de déposer un nouveau projet de loi, confirmant l’obstination à répondre à la moindre des exigences patronales et à s’attaquer aux droits des salarié·es, jusqu’au SEUL jour complètement protégé du travail et de sa subordination. L’acharnement sur le 1er mai se poursuit le 16 juin au Sénat, après un épisode extrêmement préoccupant du 1er mai 2026 où l’exécutif a franchi un nouveau seuil en accompagnant, si ce n’est en incitant, les infractions à la loi, au mépris de la séparation des pouvoirs, principe constitutif de toute démocratie ! Aucune organisation syndicale n’est favorable à cette énième tentative de remise en cause du 1er mai seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré, et symbolique pour les travailleurs·euses en France comme à l’international. En resserrant son champ d’application aux « boulangers pâtissiers artisanaux et artisans fleuristes », le projet de loi ne vient pas « sécuriser » une situation existante – il ne faisait en réalité pas débat que ceux-là ne peuvent actuellement pas faire travailler des salarié·es – mais bien étendre la dérogation existante. Et cela aux dépens des salarié·es mais aussi des petits commerces indépendants de proximité qui pouvaient jusqu’ici déjà
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Tribune – Contre le racisme, la parole décomplexée et la suspicion permanente

2026-05-05T14:43:57+02:005 mai 2026|Catégories : Droits et libertés|

Contre le racisme, la parole décomplexée et la suspicion permanente « En France, en 2026, nous vivons encore sous le poids d’un soupçon permanent ». Un ensemble de syndicalistes, élu·es politiques, acteurs et actrices associatifs, artistes, sportifs, journalistes, chercheur·euses, écrivain·es, intellectuel·les, citoyen·nes engagé·es, concerné·es par les discriminations liées à nos origines réelles ou supposées, appellent à une prise de responsabilité collective. « Nous refusons que la banalisation de la parole raciste devienne la norme. » Dans cet espace, retrouvez les tribunes collectives sélectionnées par la rédaction du Club de Mediapart. Nous, syndicalistes, élu·es politiques, acteurs et actrices associatifs, artistes, sportifs, journalistes, chercheur·euses, écrivain·es, intellectuel·les et citoyen·nes engagé·es, directement concerné·es par les discriminations liées à nos origines réelles ou supposées, En France, en 2026, trop nombreuses sont celles et ceux d’entre nous qui vivent encore sous le poids d’un soupçon permanent. Un soupçon diffus, persistant, qui ne repose ni sur des actes ni sur des faits, mais sur un nom, une apparence, une histoire familiale. Trop souvent, nous sommes renvoyé·es à une altérité, maintenu·es à distance, placé·es sous une forme de mise en doute permanente. Ce soupçon n’est pas seulement individuel : il est devenu un fait politique. Il structure une partie du débat public, alimente des stratégies de division et fragilise le pacte démocratique lui-même. Depuis quelques années, un seuil a été franchi. Une parole raciste s’est installée, plus libre, plus assumée. Dans l’espace public comme dans le débat médiatique, des propos qui auraient autrefois suscité une condamnation claire sont désormais banalisés,
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Déclaration de la FSU au CSA-MEN du 5 mai 2026

2026-05-05T10:33:23+02:005 mai 2026|Catégories : Expression de la FSU pour l'Education, Le système éducatif, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Ce CSA se tient quelques jours après le 1er mai : le message des milliers de personnes dans la rue a été clair. Elles ont rappelé avec force leur attachement à ce jour férié et chômé, acquis des luttes sociales et qui n'a pas à être sacrifié sur l'autel des manœuvres politiciennes de certains aspirants à l'élection présidentielle de 2027. Avant cette échéance qui monopolise l'attention politique et médiatique, la FSU tient à rappeler qu'il y a une année 2026 et près de 12 mois pendant lesquels les urgences des agent·es de l’Éducation nationale ne peuvent être mises sous le tapis. Il n'est pas question d'enjamber l'année 2026 sans traiter l'urgence salariale par des mesures significatives de revalorisation. A l'heure où Total vient d'annoncer des bénéfices de 5,4 milliards d'euros au premier trimestre grâce à l’augmentation du prix du baril provoquée par la guerre au Moyen-Orient, nous dénonçons l'absence de réponse à nos demandes de mesures d'urgence pour les salaires des personnels. Les semaines passent, nos collègues voient le prix du carburant peser toujours plus lourd sur leur quotidien, les obligeant à faire des choix budgétaires douloureux... et le ministre de la Fonction publique n'a rien trouvé de mieux que de proposer un travail sur les salaires pour l'après 2027. Quant au ministre de l’Éducation nationale, il reste étonnamment silencieux sur le sujet, préférant disserter sur l'heure de début de cours des collégien∙nes et des lycéen∙nes. La FSU rappelle ses exigences : le dégel du point d’indice, l'augmentation de l’ISSR
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Tribune : La place des enfants n’est pas au travail

2026-04-28T19:00:11+02:0028 avril 2026|Catégories : Education / recherche / formation / emploi|

Le 17 avril dernier, un élève de lycée professionnel âgé de 15 ans est décédé, percuté par un engin de chantier alors qu’il effectuait un stage en entreprise à Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard. Nous nous saisissons du 28 avril 2026, journée mondiale sur la santé et la sécurité au travail, pour alerter sur la situation des mineur·es qui sont exposé·es aux multiples dangers de l’entreprise et proposer des mesures de protection. En 2025, le bilan est accablant : 5 mineurs ont trouvé la mort alors qu’ils étaient en immersion en entreprise. Un collégien en classe de troisième, décédé en 2022, est le plus jeune des morts au travail. Le travail tue, et les jeunes en sont les victimes. C’est la preuve que l’entreprise n’est pas un lieu de formation adapté aux plus jeunes, elle peut les mettre en danger, encore plus que pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs. D’après l’INRS, les 15-24 ans connaissent en moyenne 2,5 fois plus d’accidents de travail que l’ensemble des salarié∙es. D’après les statistiques de l’assurance maladie, 32 travailleurs et travailleuses de moins de 25 ans cotisant au régime général sont décédé∙es sur leur lieu de travail en 2023. Ce chiffre s’élève à 38 si l’on inclut les cotisant·es à la Mutualité Sociale Agricole. Devant ce constat accablant, des organisations ont multiplié les alertes. La réponse apportée par le ministre du travail n’est pas à la hauteur du problème. Si Jean-Pierre Farandou reconnaît que « chaque mort est inadmissible », il continue d’affirmer que
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Périscolaire : un temps éducatif encore à construire

2026-04-27T17:27:39+02:0027 avril 2026|Catégories : Non classé|

Dossier : Périscolaire : un temps éducatif encore à construire Longtemps pensé comme un temps éducatif à part entière, héritier de l’éducation populaire, le périscolaire est aujourd’hui trop souvent réduit à une réponse organisationnelle aux contraintes de la journée scolaire. Garderie avant et après la classe, simple solution de garde pour les familles, ce temps est devenu l’un des angles morts les plus révélateurs du renoncement politique en matière d’éducation. Pourtant cet espace constitue un levier décisif pour l’égalité réelle d’accès aux loisirs, au sport et à la culture, pour l’émancipation des enfants et des jeunes, et pour la reconnaissance du travail des personnels qui les font vivre. Inscrit dans l’histoire des mouvements d’éducation populaire, des fédérations comme les Francas aux associations laïques, le périscolaire devait permettre d’apprendre autrement : coopération, créativité, participation. Il affirmait que l’enfant ne se réduit pas à l’élève et que l’éducation déborde l’école. Cette ambition a été fragilisée par les logiques d’austérité, la territorialisation sans garanties nationales et une vision utilitariste des temps de l’enfant. Sous-doté, morcelé, dépendant des arbitrages locaux, le périscolaire est trop souvent cantonné à l’accueil, quand il devrait être un espace structurant d’expériences éducatives. La fragmentation n’est pas neutre. Dans L’École fragmentée, le sociologue Julien Netter montre que la multiplication de situations peu explicitées favorise les élèves capables d’en décrypter les implicites. Sans articulation pensée avec l’école, ces temps peuvent renforcer les écarts au lieu de les réduire. Les chercheur.es Laurent Lescouarch et Elise Vergnon invitent à parler de complémentarité
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