Discours du Premier ministre : Coups de com’ pour coup de barre à droite
Le discours de politique générale a été prononcé par Gabriel Attal alors que l’ensemble des membres du gouvernement ne sont toujours pas connus. Ainsi, la Fonction publique, le logement, les transports… sont des missions non attribuées depuis trois semaines, au mépris des urgences à traiter dans ces domaines. Quant à l’Éducation nationale, les sports (dont les Jeux olympiques) et la jeunesse, périmètre ministériel déjà intenable, ces sujets sont censés être pris en charge par une ministre qui n’est plus une interlocutrice légitime, ayant perdu tout crédit, en dénigrant ses propres personnels et l’Ecole publique laïque. Dans son discours, le Premier ministre a confirmé l’orientation dont les nominations ministérielles étaient déjà emblématiques : libéralisation économique et autoritarisme politique. La gestion du mouvement des agriculteurs et agricultrices est caractéristique d’une méthode qui consiste à ignorer et mépriser les attentes des professions jusqu’à l’éclatement des crises. Sur le long terme, cette méthode abîme la démocratie. Les annonces de ce jour ne disent rien des exigences d’un revenu décent dans le cadre d’un modèle agricole profondément repensé, rompant avec le productivisme intensif et les accords de libre-échange. Gabriel Attal prétend “favoriser le travail” et envisage en particulier la généralisation du conditionnement du RSA à 15h d’activités, mesure portant une atteinte majeure aux principes de solidarité, de respect de la dignité et de droit à la sécurité matérielle garantis par les textes fondamentaux. En revanche, rien sur l’essentiel : aucune perspective d’indexation des salaires et des pensions sur une inflation pourtant toujours forte, entraînant l’appauvrissement
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