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Appel pour la jeunesse populaire

2023-07-02T12:31:43+02:0030 juin 2023|Catégories : Communiqués, Droits et libertés|

La mort dramatique de Nahel à Nanterre a mis en lumière les tensions toujours très fortes dans les quartiers populaires de France qui dépassent le seul cadre des violences policières et sont liées aux injustices et discriminations subies au quotidien. Elles nécessitent une réponse politique de court et de long terme. Nous, signataires de cette tribune, sommes convaincu-es que l’avenir de la société se joue dans la place qu’elle parvient à faire, notamment à toutes les jeunesses. Nous exigeons un plan ambitieux qui permette de sortir par le haut d’une situation que les gouvernements actuel et passés ont contribué à créer et ont laissé  dégénérer. Une grande partie de la jeunesse subit le racisme au quotidien, victime de préjugés, de discriminations, et de violences. Un climat idéologique d'ensemble stigmatise en particulier les musulman.es ou celles et ceux qui sont perçu.es comme tel.les et notamment les jeunes. C’est cette situation-là qui ne peut plus durer. Dans les quartiers populaires notamment, les rapports entre la police et la population, particulièrement les jeunes, sont conflictuels et discriminants. Il est prouvé, par exemple, que les jeunes hommes perçus comme arabes ou noirs ont 20 fois plus de probabilité d’être contrôlés par la police que les autres. Nous demandons l’abrogation de la loi de 2017 sur l’assouplissement des règles en matière d’usage des armes à feu par la police. Nous demandons la fin de la seule réponse répressive par la police dans les quartiers. Nous nous prononçons également pour la création d'un service dédié
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La CGT, FSU et Solidaires attaquent le décret sur l’abandon de poste au Conseil d’État  

2023-06-19T10:50:20+02:0019 juin 2023|Catégories : Communiqués|

Le décret du 17 avril dernier met en œuvre la présomption de démission en cas d'abandon de poste du salarié. Désormais toutes et tous les salarié·e·s abandonnant leur poste peuvent être considéré·e·s comme démissionnaires, les privant donc d’indemnités chômage, pendant au moins quatre mois. La CGT, FSU et Solidaires attaquent conjointement ce décret. L’Unedic estime que plus de 80% des abandons de postes sont dûs à des conditions de travail dégradées ou toxiques, pour lesquels l’employeur ne veut pas porter la responsabilité d’un licenciement ou d’une rupture conventionnelle, et de fait économise les indemnités afférentes.  Le gouvernement ne prend décidément pas la mesure de la souffrance au travail des salarié∙es et préfère les contraindre soit à rester en poste plutôt que de faire pression sur le patronat, directement responsable des conditions de travail dégradées et notamment de fait, des abandons de poste, soit à les priver d’assurance chômage. Cette mesure va en outre impliquer une démultiplication des contentieux devant les juridictions prudhommales, déjà largement surchargées, puisqu’il s’agit du seul moyen de bloquer la requalification du licenciement en démission. Le ministère du travail, visiblement conscient de la faiblesse juridique de ce décret, a d’ailleurs supprimé le questions/ réponses de son site. Permettant, selon lui, une meilleure interprétation du décret. A défaut, ce questions/ réponses semblait soulever plus de problèmes juridiques qu’autre chose. Le gouvernement ne cesse de s’attaquer aux travailleur·euse·s et organise la casse globale de notre système de protection sociale, retraites, chômage, RSA… C’est pourquoi la CGT, la FSU et
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Le statut de la Fonction publique a 40 ans

2023-06-17T10:13:15+02:0017 juin 2023|Catégories : Tribunes|

Et il est toujours d’actualité, même si cet anniversaire ne fera malheureusement pas les gros titres pas plus qu’il ne suscitera la moindre initiative du gouvernement ! Les lois de juillet 1983 sont pourtant un moment structurant pour l’ensemble de la société française puisqu’elles ont donné sa pleine assise au statut et ainsi réaffirmé le choix d’une Fonction publique qui place les agent.es en situation de responsabilité, en les préservant de la soumission aux intérêts particuliers, en leur garantissant des droits individuels et collectifs, en leur évitant la précarité, tout ceci constituant des garanties pour les citoyen.nes d’une Fonction publique neutre et impartiale. Pour la FSU, le statut est moderne, efficace, adapté aux défis de notre temps. Le défendre est faire œuvre utile pour les agent.es comme pour l’ensemble de la population, fêter ses 40 ans par diverses initiatives début juillet sera une manière pour la FSU de porter de nouveau ces questions dans le débat public. Car ce modèle n’a jamais été accepté par les libéraux qui le décrivent comme un frein à l’innovation, un encouragement à l’immobilisme, un enfermement dans la routine... pendant ces 40 années ont été mises en œuvre des politiques qui réduisent le champ de l’action publique ou intègrent au cœur même des services publics les logiques du marché, orchestrant la dégradation du service rendu aux populations et la désespérance dont se nourrissent les forces antidémocratiques. De nouvelles illustrations en sont données dans la période, des 1,5 % d’augmentation de la valeur du point d’indice
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Continuons à agir !

2023-06-16T08:00:05+02:0016 juin 2023|Catégories : Communiqués, Communiqués et déclarations|

 Après 6 mois de grèves, d’une mobilisation historique par sa durée et par l’ampleur des manifestations, l’exécutif a décidé d’imposer sa réforme des retraites en empêchant une nouvelle fois les parlementaires de voter. Ce nouveau déni de démocratie, les nombreux passages en force, malgré le rejet massif de la population laisseront des traces profondes. Hier encore, le conseil de l’Europe s’est interrogé sur l’ingérence significative de l’exécutif suite à l’utilisation en France de l’article 49.3. Cette réforme, rejetée par toutes les organisations syndicales de salarié.es et de jeunesse a conduit à un niveau de mobilisation jamais égalé, rarement atteint y compris en Europe. Cela aurait dû amener le gouvernement à retirer son projet. L’exécutif sort considérablement affaibli de ce conflit, méprisant la démocratie sociale et les travailleurs, travailleuses et la jeunesse, encore aujourd’hui opposés très largement à cette réforme. C’est grave et porteur d’interrogations pour l’avenir quant à l’expression que prendra la colère sociale. L’intersyndicale et les manifestant.es n’ont pas réussi à faire reculer le gouvernement sur le passage de l’âge de la retraite de 62 à 64 ans, mais nous ne tournons pas la page. Cette réforme inutile, injuste et brutale maltraite les travailleurs, travailleuses du privé comme du public et la jeunesse en leur imposant 2 ans de travail supplémentaires. Or dans des entreprises qui ne veulent plus des seniors, un des vrais enjeux aurait dû être et reste leur maintien dans l’emploi auquel cette réforme n’apporte, au contraire, pas de réponse. Les organisations syndicales avaient pourtant toutes
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Un vrai statut, un vrai salaire pour les AESH : maintenant ! Tou·tes en grève pour nos retraites : le 6 juin ! Tou·tes en grève pour les droits des AESH : le 13 juin !

2025-10-24T23:27:57+02:0031 mai 2023|Catégories : AESH, Communiqués, Communiqués et déclarations|Mots-clés : |

Le gouvernement a engagé une grande concertation autour de l’école inclusive sans inviter les personnels AESH. Suite aux fortes mobilisations de ces dernières années et aux difficultés de recrutement, le ministère a consenti à la CDIsation au 1er septembre des AESH qui cumulent trois ans d’ancienneté. Néanmoins cette mesure reste très insuffisante au regard des conditions salariales, d’emploi et de travail des AESH. La grille salariale des AESH est devenue totalement obsolète en moins d’un an, et ce n’est pas faute d’avoir alerté sur ce risque. Les trois premiers échelons (9 ans de services) correspondent à une rémunération au SMIC. Nous avons alerté le Ministre Pap Ndiaye sur la situation de grande pauvreté dans laquelle sont plongé·es des milliers d’AESH dans le contexte d’une forte inflation.  Ce tassement de la grille supprime l’évolution et la reconnaissance de l’expérience professionnelle pour les AESH. C’est inacceptable. Pourtant, les AESH contribuent pleinement à la réussite de la scolarisation des élèves en situation de handicap. Mais cette réussite est liée aux questions de la rémunération, des conditions de travail, de la formation et du statut. L’école ne peut être vraiment inclusive tant que les AESH qui la mettent en œuvre sont privés d’un vrai statut de la Fonction publique. L’annonce par la CNH de la création d’un nouvel emploi regroupant les AESH et les AED est une nouvelle étape dans le mépris : c’est inadmissible et la mesure envisagée doit être abandonnée. La réforme des retraites, imposée par le gouvernement, va aggraver la situation de ces collègues. C’est pourquoi
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6 juin : gagnons le retrait de la réforme et obtenons des avancées sociales !

2023-06-17T10:16:05+02:0031 mai 2023|Catégories : Communiqués, Communiqués et déclarations|

L’intersyndicale appelle les travailleuses et les travailleurs, jeunes et retraité.es à faire du 6 juin une grande journée de grèves et de manifestations sur l’ensemble du territoire pour gagner le retrait de la réforme des retraites et des avancées sociales. L’intersyndicale appelle les député·es à voter, le 8 juin prochain, la proposition de loi transpartisane abrogeant la réforme des retraites pour permettre enfin une sortie de crise. Dans le cas contraire, si encore une fois, le gouvernement s’obstinait à passer en force, en utilisant des artifices constitutionnels, la colère n’en serait que renforcée. Cette réforme est brutale et injuste pour les travailleurs et les travailleuses et la jeunesse qui ont tous et toutes bien compris qu’ils et elles devront travailler plus longtemps sans que jamais le patronat, ni les employeurs publics ne soient mis à contribution. Le retrait de cette réforme est indispensable et permettrait d’avancer enfin sur les préoccupations des travailleurs et travailleuses. L’intersyndicale rappelle que le salaire relève du partage des richesses : l’augmentation des salaires, des retraites et pensions, des minimas sociaux et des bourses d’études est une priorité. Le SMIC doit demeurer un salaire d’embauche et ne peut pas être une trappe à bas salaires maintenant les salariés au SMIC toute leur carrière professionnelle. L’Etat doit aussi montrer l’exemple en augmentant le point d’indice dans la Fonction publique. Aucune branche professionnelle ne doit avoir des minima inférieurs au Smic. Aucune pension pour une carrière complète ne doit être en-dessous du Smic. L’égalité salariale Femme-Homme doit être une
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Appel de la FSU aux personnels de l’éducation

2023-05-25T10:38:40+02:0025 mai 2023|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education|

La FSU appelle à participer massivement aux actions du 6 juin contre la réforme des retraites et, en amont de cette date, à faire de la semaine du 30 mai une semaine d’initiatives dans l’éducation pour exiger une autre politique éducative. Il y a en effet urgence à agir pour mettre un coup d’arrêt aux politiques en cours qui dégradent le service public d’éducation et les droits sociaux de toutes et tous. La réforme des lycées professionnels est emblématique de cette régression, elle vise en effet clairement une transformation profonde des métiers, des LP et des formations sur le modèle de l’apprentissage. Les jeunes des lycées professionnels ne sont plus considéré·es comme des élèves en formation mais comme une main-d’œuvre immédiatement exploitable. Quant aux personnels, pour les remercier de leur engagement : de vastes plans de reconversion en perspective et un pacte les incitant à mettre en œuvre la réforme. Le manque d’ambition des politiques menées conduit, comme dans d’autres secteurs, à une crise de recrutement qui s’approfondit et contre laquelle la FSU porte des propositions. La problématique salariale est primordiale, l’ensemble des personnels subissent le gel de la valeur du point d’indice et l’absence de perspective de revalorisation. Pour les enseignant·es, CPE et PSY-EN, la revalorisation « socle » est insuffisante, même si le rapport de forces établi dans le mouvement retraites et l’action de ses syndicats ont permis d’obtenir des mesures qui n’étaient pas prévues dans le projet initial. Quant au Pacte, il n’est pas seulement une perspective d’alourdissement de la charge
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Fonction publique : bas salaires et carrières dévalorisées : ça suffit !

2025-10-24T23:54:41+02:0025 mai 2023|Catégories : Communiqués, Rémunérations|Mots-clés : |

L’inflation galopante a déclenché de nouveau une revalorisation légale du SMIC au 1er mai. Le gouvernement a choisi une nouvelle fois de ne pas revaloriser la valeur du point d’indice et de relever le minimum fonction publique au niveau du SMIC en le portant à l’indice 361 (1 750,86 euros bruts). Une telle politique aboutit à un tassement généralisé des rémunérations. Désormais, 14 échelons de la catégorie C et 3 échelons de la catégorie B sont rémunérés à l’indice minimum Fonction publique. Aujourd’hui, des jeunes entrant dans leur carrière en 2023 pourraient passer 12 ans dans le premier grade de la catégorie C et 5 ans dans le second grade sans jamais changer d’indice et donc sans que leur rémunération évolue. En catégorie B, un·e lauréat·e de concours externe 2023 resterait payé·e au SMIC durant les deux premiers échelons. Les progressions de rémunération liées aux échelons suivants sont si proches du SMIC qu’ils risquent d’être rapidement atteints aussi. En catégorie A, les collègues entrant dans la carrière dans certains corps et cadres d’emplois débutent même à peine plus de 30 euros bruts du SMIC. Et la majorité d’entre eux débutent désormais avec une rémunération correspondant à 1,08 fois sa valeur. Les ministres chargés de la Fonction publique n’ont pourtant eu de cesse de parler d’ « attractivité », tout en saluant par quelques formules rhétoriques l’engagement des personnels. Mais à chaque fois, c’était pour éluder, esquiver, remettre à plus tard la question salariale ! C’est aussi indigne qu’inadmissible. Les grilles indiciaires de catégories
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