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Une déclaration du Président de la République sidérante

2008-05-16T07:52:09+02:0016 mai 2008|Catégories : Communiqués|

La déclaration du Président de la République est sidérante. Alors que chacun s'accorde pour souligner la force du mouvement dans l'éducation et la fonction publique ce 15 mai et que ces grèves et revendications posent des questions centrales pour l'avenir de nos services publics et de notre système éducatif et expriment des attentes fortes, le président, en dehors d'une vague allusion à la « revalorisatoion », ne leur apporte aucune réponse, voire les ignore pour annoncer l'imposition d'un service minimum assorti d'une limitation de l'exercice du droit de grève pour les enseignants. En imposant une condition de déclaration préalable il restreint de fait l'exercice d'un droit fondamental; il franchit ainsi une véritable ligne rouge. Mais surtout, alors qu'il affirme la nécessité d'améliorer l'éducation, il ne propose de solution à aucun des défis auxquels est confronté notre système éducatif ; ce n'est pas ainsi que l'on traitera par exemple la question de la réussite de tous, de la lutte contre les inégalités, de l'amélioration de nos métiers ; il ignore totalement les autres problèmes de la fonction publique. Il refuse le dialogue social indispensable non seulement pour éviter les conflits mais pour donner un élan nouveau au service public. Le principal problème de l'école ce ne sont pas les grèves mais la politique qui est menée par le gouvernement. J'appelle tous ceux qui sont attachés au service public d'éducation et veulent l'améliorer et contrer les régressions de tous ordres à venir manifester dès dimanche 18 mai à Paris pour poser les vrais problèmes
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Déclaration de la FSU – CSA MEN 30 juin 2026

2026-07-01T14:35:02+02:0030 juin 2026|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

Monsieur le ministre, mesdames et messieurs les membres du CSA ministériel, S’il n’est pas question ici de refaire les discussions de trois réunions consacrées à la gestion de la canicule la semaine dernière, il nous semble important d’y consacrer quelques minutes. Le manque d’anticipation du ministère et du gouvernement de manière générale est avéré, sinon comment expliquer les 10 jours que nous venons de vivre, et la période du mois de mai où le bricolage est devenu la règle. Rien n’était prêt. Pendant ces jours, qui, sans jouer les ventilateurs à angoisse, vont devenir la norme, vu les trajectoires du réchauffement climatique, ce sont une nouvelle fois, les personnels qui ont tenu seuls, le fonctionnement du service public d’Education. L’institution s’est appuyée une nouvelle fois exclusivement sur l’engagement des personnels, leur attachement au service public et aux élèves, pour faire fonctionner les  écoles, les collèges et les lycées. En période de Covid, de suppressions de postes, de vague de froid ou de chaleur, c’est toujours le même refrain : saluer l’investissement, sans compter, des personnels, qui pallient ainsi les carences et même les défaillances de l’Etat. Appeler à l’engagement individuel pour pallier une carence collective, sans tenir compte des conditions matérielles de vie des personnels, revient à transformer une inégalité sociale en exigence morale. C’est faire comme si toutes et tous disposaient de la même capacité à “tenir”, alors que certaines et certains subissent déjà la chaleur dans des logements exigus, mal isolés, sans possibilité réelle de récupération. Dans ces
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Pour les salaires des agent.es publics, mobilisation le 29 septembre !

2026-06-24T16:08:08+02:0024 juin 2026|Catégories : À la une, Événements, Fonction publique|

La canicule que subit notre pays met plus que jamais en lumière les besoins de la population en matière de services publics, de protection pour les plus fragiles et la nécessité de reconnaître l’engagement des agent⋅es. Dans le même temps, les organisations syndicales représentatives de la Fonction publique CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP ne peuvent que constater l’absence de réponse salariale immédiate du gouvernement à la crise que connaissent les six millions d’agentes et d’agents publics, engagé⋅es pour le service public. Ni l’activation de l’indemnité différentielle, ni les mesures ponctuelles sur les frais de déplacement ne remplacent une revalorisation générale des rémunérations, à commencer par la valeur du point d’indice. Dans tous les versants de la fonction publique, et dans de nombreux métiers, les difficultés de recrutement et la perte d’attractivité confirment qu’il y a urgence à augmenter les salaires et à améliorer les conditions de travail pour préserver la qualité du service public et la continuité de nos missions, exercées au service de la population. Nos organisations réaffirment leurs revendications : des mesures salariales générales et notamment une revalorisation significative de la valeur du point d’indice ; des mesures de revalorisation et la refonte des grilles indiciaires permettant, dans chaque catégorie, une véritable progression de carrière et la sortie des débuts de carrière du niveau du Smic de même que la revalorisation des métiers à prédominance féminine ; le rétablissement du versement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat ; le maintien à 100 % des rémunérations versées aux
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Communiqué – Maintien à 100 % des primes et indemnités pour les agent.es des DROM : la mobilisation de la FSU a payé !

2026-06-19T12:46:07+02:0019 juin 2026|Catégories : Fonction publique|

Grâce à la mobilisation des militant.es sur le terrain et des élu.es de la FSU dans les instances, les agent.es des DROM placé.es en congés de longue durée (CLD), congés de grave maladie (CGM) ou congés de longue maladie (CLM) devraient de nouveau percevoir l’intégralité de leurs primes et indemnités. Le gouvernement avait décidé de réduire la majoration de rémunération liée au coût de la vie due aux personnels des DROM lorsque ceux-ci et celles-ci étaient placé.es en arrêt maladie (CLM, CGM et CLD). La FSU n’a pas cessé de dénoncer cette injustice flagrante, frappant des agent.es déjà fragilisé.es, vulnérables et souvent isolé.es. Dans les DROM, les sections locales des syndicats nationaux de la FSU ont accompagné les collègues concerné.es, à qui étaient réclamé le remboursement de milliers et parfois de dizaines de milliers d’euros. Ces sections locales de la FSU sont aussi intervenues auprès des rectrices et des recteurs dans de nombreuses audiences pour porter la voix des personnels et ont initié des mobilisations qui ont été très suivies. Face à la gravité de la situation et aux difficultés inacceptables supportées par les agent.es concerné.es, la FSU nationale a aussi décidé de se saisir de cette question sur le terrain juridique, avec une mise en demeure adressée au ministre de l’Éducation nationale et aux Recteurs et Rectrices d’académie des DROM. La mobilisation a permis de franchir une première étape, puisque ce sujet a été mis à l’ordre du jour des travaux du Conseil Commun de la Fonction publique
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Obsolète ?

2026-06-15T13:05:56+02:0015 juin 2026|Catégories : Tribunes|

Avec la hausse de l’inflation, la situation salariale des agent·es de la Fonction publique, déjà critique, est devenue intenable. La hausse de 2,2 % du SMIC au 1er juin a entrainé le passage en dessous du SMIC de près d’un million d’agent·es. Si l’indemnité différentielle a bien été déclenchée, cela signifie pour ces personnels une absence totale de perspective d’évolution salariale et de reconnaissance de la carrière. Et pour nous toutes et tous, la poursuite du décrochage de nos rémunérations. Au courrier intersyndical exigeant le dégel du point d’indice et l’ouverture de négociations salariale, le ministre de l’Action et des Comptes Publics, en charge de la Fonction publique, répond que le système de rémunérations de la Fonction publique serait... obsolète. Ce qui est obsolète, c’est bien plutôt cette politique salariale qui assèche le système, écœure les personnels, détourne les jeunes de nos métiers. Ce qui est obsolète, c’est un libéralisme de plus en plus autoritaire incapable de comprendre que les défis sociaux et écologiques qui sont devant nous nécessitent des services publics forts, avec des personnels reconnus et dotés des moyens de répondre aux besoins de la population. Nous avons cependant réussi à arracher un « rendez-vous salarial » pour le 6 juillet. Il ne serait une réponse que s’il s’ouvrait sur de véritables mesures touchant le point d’indice. La FSU continue de s’y employer, et de construire les mobilisations unitaires nécessaires pour peser dans les décisions immédiates, comme sur le débat budgétaire qui s’ouvrira à la rentrée.  

Communiqué – Une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles : une urgence sociale !

2026-06-12T17:40:42+02:0012 juin 2026|Catégories : À la une, Droits et libertés, Egalité femmes-hommes|

Chaque jour, des femmes et des enfants sont victimes de violences sexistes et sexuelles. Chaque jour, des vies sont brisées. Chaque jour, l’impuissance de l'action publique, le manque de moyen et l’absence de volonté politique laissent des victimes sans protection et sans justice. Face à ce fléau systémique, l'heure n'est plus aux bricolages, aux dispositifs fragmentés ou aux ajustements à la marge, mais nécessite une réponse systémique et ambitieuse. Elle doit articuler prévention, protection, accompagnement, réparation et sanction. C’est pourquoi la FSU exige que la France se dote enfin de la loi cadre intégrale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants - portée par plus 150 associations, ONG et syndicats et signée par plus d’une centaine de parlementaires. Cette exigence implique une rupture claire avec les politiques d'austérité qui affaiblissent méthodiquement les services publics car les agentes et agents, qui les tiennent à bout de bras, sont en première ligne dans ce combat. L'École joue un rôle crucial dans la prévention. La généralisation effective de l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVAR/S) constitue un levier majeur pour lutter contre les stéréotypes sexistes, promouvoir l'égalité et faire connaitre leurs droits aux enfants. Elle permet aussi aux personnels d’écouter et d'identifier les élèves victimes de violences sexuelles. Cette ambition ne peut devenir réalité sans moyens.  La FSU exige une formation de tous personnels afin de renforcer leur capacité à repérer les élèves victimes et à les orienter vers des professionnels qualifiés. Pour que chaque
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Déclaration de la FSU au Conseil supérieur de l’éducation – 11 juin 2026

2026-06-12T09:15:12+02:0012 juin 2026|Catégories : Education / recherche / formation / emploi, Expression de la FSU pour l'Education, Les élu-es de la FSU à l'Education|

M le Ministre, Cette séance du Conseil supérieur de l'éducation se tient dans un contexte particulièrement préoccupant. Les choix gouvernementaux continuent d'accroître les inégalités sociales et territoriales, d'affaiblir les services publics et de fragiliser les droits collectifs. L'École ne peut être pensée indépendamment de cette évolution générale qui touche l'ensemble de la société. La FSU s'inquiète d'abord de la multiplication de projets législatifs qui remettent en cause les libertés publiques et l'État de droit. Derrière les discours sur l'efficacité de l'action publique ou la sécurité, se dessine un renforcement du pouvoir exécutif au détriment des contre-pouvoirs démocratiques. Ces orientations constituent un danger pour les droits sociaux, les libertés associatives et syndicales ainsi que pour l'ensemble des services publics. Le monde associatif, acteur essentiel de l'émancipation, de l'éducation populaire, de l'inclusion et de la cohésion sociale, est aujourd'hui soumis à une offensive sans précédent. Il subit aussi une cure d’austérité sans précédent. Alors que les subventions locales disparaissent, l’État a réduit les siennes de 40% en 3 ans. Cela impacte grandement leur modèle économique provoquant un plan social d’ampleur dénoncé par les organisations syndicales et mettant en danger l’existence même d’un grand nombre d’entre elles. Cette précarité financière participe en outre d’une mise sous tutelle politique sous l'effet des logiques d'appel à projet, contraire aux missions historiques des associations. Elle demande à l’État de redonner les moyens aux associations de fonctionner en toute autonomie et indépendance. Elle rappelle son engagement au sein d’un certain nombre d’entre elles. La situation de la
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